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Robots maçons

Robots maçons

Hadrian X est un robot de la société Fastbrick Robotics. Son but est de faire de une sorte d’impression 3D de maison, en collant des briques les unes sur les autres. Le prototype fonctionne mais pour le moment, nous sommes encore loin du monde des licornes puisque la société, côtée en bourse après son rachat par un fond d’investissement, possède une capitalisation de 57M AUD (dollar australien), soit 41M d’euro. Le concept n’en reste pas moins séduisant sur le papier, ou plutôt sur la vidéo:


Lien: youtube.com

Toujours dans le registre de la construction, une autre startup intrigante est kewazo.com. Cette dernière cherche à optimiser le montage et démontage des échafaudages du monde, à l’aide de petits robots comme celui-ci. On est ici encore plutôt au stade de démonstration que du produit mais cela me semble une niche intéressante à explorer, d’autant que le travail en essaim est à coup sûr une tendance d’avenir.

Dans mes bras, échafaud!

Un café et un bras

Un café et un bras

Ce qu’il y a de formidable avec les startups, c’est l’enthousiasme débordant et la capacité de voir ce que les autres ne voient pas. Prenez nos amis de Cafe X par exemple:


source: https://youtu.be/t42XCAChUN8

Tout ce que je peux y voir, c’est une machine à café assez standard avec un bras robotique scotché devant… Et son une app aussi. Ce que ses fondateurs voient, c’est le futur Starbucks, l’avenir halluciné de la mylokaphéphilie. Il existe un tas d’exemples dans ce goût-là, comme Frobot, la machine à glace, comme celle de nos jeunesses lointaines mais en pareil, avec une couche d’espoir par-dessus. Et même si j’ai envie d’en rire, c’est gentiment. La future révolution industrielle passera peut-être par les distributeurs de bonbons dans les gares, qui sait?

Robots testeurs

Robots testeurs

Je suis un grand fan de Rethink Robotics. Rien de neuf sous le soleil jusque-là. Leur dernière vidéo, par contre, nous montre les nouvelles prouesses de leur petit dernier, Sawyer. Le robot est utilisé pour tester une machine: vérifier que l’interrupteur est sur « on », contrôler que le cable est bien attaché, etc. Ils enchaînent avec une petite démonstration d’apprentissage collaboratif comme on les aime. Bref, une vidéo que j’avais envie de partager.


Source: https://www.youtube.com/watch?v=WWbjo5LuWRs

Et comme j’insère des vidéos dans beaucoup de postes mais que celles-ci n’apparaissent pas dans les emails, je les mettrai dorénavant sous la vidéo.

Magasins autonomes

Magasins autonomes

Amazon a le don de faire des actions marketing qui frappent l’imagination. Après avoir encore enfoncé le clou durant le dernier Super Bowl avec une publicité pour leur service de livraison par drone (pas encore disponible, écrit en petit en bas de l’écran), voilà qu’ils en remettent une couche avec leur projet de magasin quasi-autonome. Ce dernier, peut-être parce que je m’y connais moins en magasin qu’en drones, me paraît plus proche de sa réalisation. Et selon le New York Post, il suffirait d’entre 3 et 10 employés pour une surface comprise entre 900 et 3500 mètres carrés pour environ 4000 objets.

Là où Amazon Go utilise des capteurs dans les rayons pour tenir compte des stocks, la startup Simbe Robotics nous propose une solution d’observation des rayons avec Tally, le robot-scanneur. Tally s’adapte à n’importe quelle grande surface et compte, analyse, fait des rapports mais notre bon robot ne se foule pas à mettre des objets dans les rayons pour autant, non non. Typique col blanc, Tally.

Reste donc à savoir comment Amazon compte mettre des objets dans les rayons. Et si on en croit leur vidéo de promotion, c’est bien encore les humains qui s’y collent (à la 28ème seconde, si si). On en revient toujours à la complexité de manoeuvrer de petits objets, sans compter le chaos créé par ces clients qui mélangent tout. Les magasiniers ont encore de beaux jours devant eux. Et Tally va pouvoir continuer à jouer l’inspecteur des travaux finis.

Drones de spectacles

Drones de spectacles

Il fallait s’y attendre, les drones ont fait une apparition remarquée au Super Bowl 2017. Ceci grâce à Intel, qui a mis le paquet pour faire voler fièrement le drapeau US derrière Lady Gaga:

Pour l’anecdote, la scène avait été filmée avant l’événement puisqu’on a pas le droit de faire voler des drones au-dessus de la foule. C’est plutôt un détail et le résultat n’en reste pas moins une jolie démonstration de force de la part d’Intel. Si le sujet vous intéresse, c’est votre semaine de chance puisqu’une autre société active dans le domaine des drones de spectacles, Verity Studio, vient de faire paraître un livre blanc sur le sujet: http://veritystudios.com/whitepaper/

Les dernières de Boston Dynamics

Les dernières de Boston Dynamics

L’histoire d’amour de Google et des robots est pour le moins tourmentée. Il y a environ un an, la rumeur voulait que Boston Dynamics allait être vendu mais jusqu’ici rien de concret sur ce front. Sur le front des drones, les nouvelles ne sont pas plus réjouissantes, avec au premier plan l’abandon du projet de drone stratosphérique.

Cependant quand on voit cette présentation des derniers développement de Boston Dynamics, je me dis que Google ferait bien de mettre encore un peu de moyens dans cette société. C’est tout simplement bluffant (Merci à @fred_kilow pour le lien).

A moins qu’ils préfèrent se concentrer sur des annonces comme celles d’aujourd’hui: un drone de téléconférence… Le choix paraît assez simple 🙂

Vous avez dit Memristor?

Vous avez dit Memristor?

Plus je m’intéresse à l’autonomie, plus je trouve de la poésie partout. Prenez le memristor, objet mythique décrit dans Wikipédia de la façon suivante: Dans un certain sens, un memristor est une résistance variable qui, par la valeur de sa résistance, reflète sa propre histoire. Sans même chercher à comprendre, on sait déjà que le memristor est quelque chose qu’il nous faut trouver.  La bonne nouvelle, c’est que nos amis chez HP l’ont trouvé. La mauvaise nouvelle, c’est que malgré tous les efforts de leur équipe, je ne comprends toujours pas exactement comment ça fonctionne.

Mais pour faire simple, le memristor est une sorte de RAM, la mémoire vive de nos ordinateurs. Il en existe tout un tas d’autres en développement, dont le NRAM ou Nano-RAM. Leur objectif commun est le même tous les soirs, celui de conquérir de l’espace de stockage. Plus denses, moins chères, les mémoires du futur vont permettre de soutenir le développement de tous les circuits intégrés spécifiques des objets autonomes: vision, reconnaissance vocale, capteurs, etc.

 

Préparé avec monotonie

Préparé avec monotonie

Les robots dans la cuisine, un thème en soi. Il y a deux ans déjà, on nous prédisait la fin des employés dans la restauration rapide et l’avénement de machines tourneuses d’hamburger, mettant des centaines de milliers de personnes à la rue dans les plus brefs délais (je ne plaisante pas sur le ton):

Deux ans plus tard, nous avons survécu. La cuisine est un endroit compliqué pour les robots. Sans même parler de restaurants où l’on aurait plaisir à manger, même la préparation de fast food demande encore trop de gestes précis et surtout doivent faire face à une logistique compliquée et variée (choix du client, changement de cartes, contrôle de la qualité visuelle des ingrédients). Ce qui a changé par contre, comme dans les centre commerciaux, c’est le processus de commande et de paiement, géré désormais par le client lui-même.

Cependant, dans notre cas, le guichet et la remise de la commande restent en main humaine. Et peut-être que je n’ai pas su où regarder mais je n’ai pas réussi à trouver un impact sur le nombre d’employés des chaînes de fast food. Je soupçonne que celui-ci est marginal ou nul. Je reste convaincu que, malgré les craintes, les nouvelles technologies redistribuent le travail plus qu’elles ne le suppriment.

La récupération politique du sujet aux Etats-Unis est en lui-même intéressante puisqu’elle s’inscrivait dans le débat autour salaire minimum. Certains représentants de la droite jugeait alors que l’introduction d’un tel salaire aurait l’effet d’augmenter la vitesse à laquelle les robots allaient remplacer les humains. Je n’ai pas vu d’études sur le sujet (sans avoir beaucoup cherché) mais là encore, j’ai mes doutes.

Autonome natifs

Autonome natifs

Il existe beaucoup de kits de robotique pour les enfants avec des interfaces de programmation adaptées. Nous voyons maintenant apparaître les kits de robotique autonome qui familiarisent les enfants avec le monde de l’intelligence artificielle. Le projet bots_alive se concentre de manière assez maligne sur l’autonomie en ajoutant un module sur un robot existant: le Hexbug Spider (3,9 étoiles sur 5 sur Amazon, un petit rating ne faisant jamais de mal).

Derrière le côté pédagogique évident du projet se trouve également une volonté de développer l’interaction humain-machine. Car une point faible de la plupart des robots pour enfants sur le marché est leur courte durée de vie en terme d’intérêt, leur manque de « stickiness ». Brad Knox, le chercheur en robotique social derrière le projet, propose 3 solutions pour éviter cet écueil:

  1. Ne pas promettre la lune: des robots simples, des activités simples.
  2. Une attention portée sur des mouvements que nous ressentons comme « vrai ».
  3. Une part d’imprévu, mais pas trop, dans le comportement des robots.

Le choix d’un insecte est donc intelligent pour mener à bien ces promesses. Nos attentes pour une araignée sont, par nature, moins élevées que pour un robot humanoïde. Reste à voir maintenant si cette approche suffira à passer la barrière de lassitude dans les jeux humain-robot, la barrière des fonds à récolter sur Kickstarter l’étant déjà.

Lyon – Austerlitz

Lyon – Austerlitz

Paris connaît désormais sa première ligne de bus autonome entre La Gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. Pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas des titis parisiens, cela représente une dizaine de minute à pied:

Ce qu’il y d’intéressant dans cette démarche est que d’une part, il a fallu se mettre à 4 institutions pour y arriver: La RATP, le STIF, la région Ile-de-France et la ville de Paris (vive les comités de pilotage) et que d’autre part la navette circulera en parallèle au traffic mais jamais dans le traffic, ni dans une zone piétonne. Elle est complètement ségréguée.

Pour avoir testé ce type de véhicules à plusieurs reprises, je n’ai aucune doute sur le fait que le projet va fonctionner (avec les petits problèmes techniques inhérents à ce type de test, comme les portes qui coincent). Et si en terme de gain de temps, l’avantage du projet sera très minime vu la vitesse de ces bus, sont côté pratique est avéré. C’est un trajet qui peut  surtout être comparé à un transfert entre terminaux pour des personnes transportant des valises plutôt qu’à une ligne de bus. A mon avis, comme premier pas, on pouvait difficilement faire mieux: simple, sûr et utile.