Préparé avec monotonie

Préparé avec monotonie

Les robots dans la cuisine, un thème en soi. Il y a deux ans déjà, on nous prédisait la fin des employés dans la restauration rapide et l’avénement de machines tourneuses d’hamburger, mettant des centaines de milliers de personnes à la rue dans les plus brefs délais (je ne plaisante pas sur le ton):

Deux ans plus tard, nous avons survécu. La cuisine est un endroit compliqué pour les robots. Sans même parler de restaurants où l’on aurait plaisir à manger, même la préparation de fast food demande encore trop de gestes précis et surtout doivent faire face à une logistique compliquée et variée (choix du client, changement de cartes, contrôle de la qualité visuelle des ingrédients). Ce qui a changé par contre, comme dans les centre commerciaux, c’est le processus de commande et de paiement, géré désormais par le client lui-même.

Cependant, dans notre cas, le guichet et la remise de la commande restent en main humaine. Et peut-être que je n’ai pas su où regarder mais je n’ai pas réussi à trouver un impact sur le nombre d’employés des chaînes de fast food. Je soupçonne que celui-ci est marginal ou nul. Je reste convaincu que, malgré les craintes, les nouvelles technologies redistribuent le travail plus qu’elles ne le suppriment.

La récupération politique du sujet aux Etats-Unis est en lui-même intéressante puisqu’elle s’inscrivait dans le débat autour salaire minimum. Certains représentants de la droite jugeait alors que l’introduction d’un tel salaire aurait l’effet d’augmenter la vitesse à laquelle les robots allaient remplacer les humains. Je n’ai pas vu d’études sur le sujet (sans avoir beaucoup cherché) mais là encore, j’ai mes doutes.

Laisser un commentaire